Autogestion

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L’autogestion est un système d’organisation où les personnes qui exercent une activité sont les mêmes que celles qui la gèrent. Dans une organisation autogérée, les membres ont le pouvoir de prendre des décisions et de contrôler collectivement l’institution. Ce mode de fonctionnement fait de la coordination et de la coopération entre les membres une priorité sur les hiérarchies et les relations de pouvoir.

Le mot vient du grec autos, soi-même, et du latin gestio, gérer. Gérer par soi-même. La définition est simple. Ce qu’elle implique en pratique est beaucoup plus exigeant.

Ce que l’autogestion n’est pas

L’autogestion n’est pas l’absence de structure. C’est une structure différente, où l’autorité est distribuée plutôt que concentrée, où les décisions se prennent au niveau le plus proche de l’action, et où la responsabilité est collective plutôt qu’individuelle.

L’autogestion n’est pas non plus l’anarchie organisationnelle. Les équipes autogérées fonctionnent avec des règles, des processus et des rôles clairs. La différence, c’est que ces règles sont définies par ceux qui les vivent, pas imposées par ceux qui les surveillent.

La nuance importante : degrés d’autogestion

L’autogestion n’est pas binaire. Une organisation peut s’autoréguler sur certaines dimensions, comme les processus de travail ou les horaires, tout en maintenant une structure décisionnelle plus centralisée sur d’autres, comme les orientations stratégiques ou les finances. L’autogestion réelle s’installe par degrés, à mesure que la confiance s’accumule et que les compétences se développent.

C’est précisément pourquoi elle ne peut pas être décrétée d’en haut un lundi matin. Elle se construit.

Pourquoi Go Pyrate! y croit

L’autogestion est au coeur de l’ADN de Go Pyrate!, et pas seulement comme concept. Go Pyrate! puise son inspiration dans les équipages pirates de l’âge d’or de la piraterie, qui pratiquaient des formes d’autogestion et de gouvernance partagée bien avant que ces termes n’existent : vote sur les décisions importantes, partage équitable des prises, capitaine élu et révocable par l’équipage.

Ce que ces équipages avaient compris, c’est qu’un navire géré par des gens qui ont voix au chapitre est un navire qui navigue mieux. Pas parce que c’est plus juste, même si ça l’est. Parce que c’est plus efficace. Les gens qui décident de la façon dont ils travaillent s’investissent différemment dans les résultats. Ce n’est pas de l’idéalisme, mais de la mécanique organisationnelle.

Go Pyrate! ne cherche pas à transformer toutes les organisations en collectifs autogérés du jour au lendemain. Il cherche à déplacer le curseur : donner aux équipes plus de prise réelle sur leur travail, réduire les couches de validation inutiles, et créer les conditions dans lesquelles l’autonomie devient un réflexe plutôt qu’une exception.

Sources