Motivation intrinsèque

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La plupart des systèmes de gestion de la performance reposent sur une prémisse vieille de cent ans : les gens travaillent pour des récompenses et fuient les punitions. Offrez une prime, obtenez un effort. Retirez l’avantage, perdez l’engagement. C’est ce que Daniel Pink appelle la Motivation 2.0, et c’est précisément ce qu’il démonte dans son livre Drive : La vérité surprenante sur ce qui nous motive (2009).

Pink remet en question les méthodes traditionnelles de management basées sur le modèle « de la carotte et du bâton » et démontre, en s’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, que ces approches sont souvent inefficaces voire contre-productives pour stimuler la créativité, l’innovation et la performance à long terme, surtout dans les tâches complexes qui caractérisent de nombreux emplois modernes. 

Les trois piliers

La véritable motivation repose sur trois éléments clés : l’autonomie, la maîtrise et le sens. L’autonomie, c’est le désir de diriger sa propre vie. La maîtrise, c’est le besoin de progresser dans un domaine qui compte. Le sens, c’est le fait de travailler pour un objectif plus grand que soi.

Ces trois piliers ne sont pas des incitatifs qu’on distribue de l’extérieur. Ce sont des conditions qu’on crée, ou qu’on détruit, par la façon dont on organise le travail et dont on traite les gens.

La motivation intrinsèque, c’est l’envie de faire les choses parce qu’elles ont du sens, parce qu’elles sont intéressantes, parce qu’elles font partie de quelque chose qui nous dépasse. Elle ne se commande pas. Elle émerge quand les conditions sont là.

La distinction cruciale

La motivation extrinsèque n’est pas inutile. Les récompenses fonctionnent, mais seulement dans un spectre étroit de situations. Pour les tâches simples, répétitives et nécessitant peu de créativité, elles peuvent être efficaces. Pour tout ce qui demande de la réflexion, de l’initiative et de la collaboration, elles sont au mieux neutres, au pire nuisibles.

C’est la ligne de démarcation que trop d’organisations ignorent encore. On applique les mêmes leviers à toutes les situations, et on s’étonne que les résultats ne suivent pas.

Pourquoi Go Pyrate! y croit

Go Pyrate! ne croit moyennement aux programmes de reconnaissance trimestriels, aux classements d’employé du mois ou aux primes de performance comme principaux leviers d’engagement. Ces outils peuvent avoir leur place, mais ils ne construisent pas une culture. Ils achètent une conformité temporaire.

Ce qu’on amène, par contre, c’est la construction des conditions qui activent la motivation intrinsèque : donner aux équipes l’autonomie réelle de décider comment elles travaillent, leur offrir des défis à la hauteur de leur expertise pour développer leur maîtrise, et ancrer leur travail dans une mission qui leur donne une raison d’être claire. Quand ces trois piliers sont en place, les gens n’ont pas besoin d’être motivés. Ils sont engagés.

Sources