Le Tribal Leadership est un cadre de développement organisationnel issu d’une recherche de terrain menée sur plus de dix ans. Dave Logan, John King et Halee Fischer-Wright ont étudié 24 000 personnes dans plusieurs organisations américaines, en observant le langage, le comportement et les relations entre collaborateurs. Leur principale conclusion : le succès d’une organisation dépend de ses tribus.
Une tribu, c’est un groupe de 20 à 150 personnes se connaissant assez pour s’arrêter et se saluer quand elles se croisent dans la rue. Une petite entreprise est une tribu. Une grande organisation est une tribu de tribus. Ces tribus ne sont pas des équipes formelles. Elles se forment naturellement, et elles ont plus de pouvoir sur la culture d’une organisation que n’importe quelle directive venue d’en haut.
Les cinq stades
Le modèle distingue cinq stades de culture. Les trois premiers correspondent à des comportements individuels : l’être désocialisé dont le discours est « la vie est nulle », la victime apathique dont le discours est « ma vie est nulle », et le héros solitaire dont le discours est « je suis formidable et vous ne l’êtes pas ». Les deux derniers instaurent une dimension collective : l’équipe soudée contre un concurrent commun dont le discours est « nous sommes formidables et les autres ne le sont pas », puis la tribu alignée sur un idéal commun dont le discours est « la vie est formidable ».
Chaque stade s’appuie sur les acquis du précédent. On ne peut pas sauter une étape. Et chaque stade a ses propres leviers pour progresser vers le suivant, leviers qui ne fonctionnent pas interchangeables d’un stade à l’autre.
Ce que ça change concrètement
La plupart des gestionnaires tentent de faire avancer leur équipe sans savoir à quel stade elle se trouve. Ils appliquent les mêmes approches à des contextes fondamentalement différents et s’étonnent que les résultats ne suivent pas. Un gestionnaire qui sait lire les stades peut diagnostiquer rapidement où en est son équipe, identifier les leviers qui feront vraiment bouger les choses et cesser d’investir de l’énergie là où elle ne produira rien.
Pourquoi Go Pyrate! y croit
Les organisations qui performent durablement ne le font pas par accident. Elles ont construit une culture collective qui tire chaque membre vers le haut plutôt que vers le bas. Le Tribal Leadership donne aux gestionnaires une carte pour naviguer ce territoire, et surtout un langage pour nommer ce qu’ils voient. Parce qu’on ne peut pas transformer ce qu’on ne peut pas nommer.
Un équipage qui opère au stade trois, où chacun brille individuellement mais ne contribue pas vraiment au collectif, ressemble à un navire où chaque marin veut être le meilleur navigateur mais personne ne tient le gouvernail. Le travail de Go Pyrate!, c’est d’aider ces équipages à monter d’un stade, puis d’un autre, jusqu’à ce que la mission collective devienne plus forte que l’ambition individuelle.
Sources
- Go Pyrate! Le Podcast #90 – L’engagement en 5 niveaux
- Logan, D., King, J. & Fischer-Wright, H. (2008). Tribal Leadership: Leveraging Natural Groups to Build a Thriving Organization. HarperBusiness.
- Wikipedia, Dave Logan
- Site officiel