Quand les gens travaillent chacun de leur côté, à des heures différentes et souvent à distance, les irritants s’accumulent en silence. Chacun est trop petit pour justifier une rencontre, tous ensemble ils finissent par user l’équipe. La rétrospective crée ce moment : à intervalles fixes, le groupe se réunit pour regarder comment il a travaillé, ce qu’il garde, ce qui a accroché, et ce qu’il change d’ici la prochaine fois.

C’est aussi une des rares occasions où ces gens se parlent pour vrai. On y repart avec un ou deux engagements concrets, mais surtout avec le sentiment de faire partie d’une équipe plutôt que d’exécuter sa part dans son coin. Un principe fondateur rend la chose possible, dictant que chacun a fait de son mieux avec ce qu’il savait et les moyens dont il disposait. On examine le fonctionnement, jamais les personnes.